Dommage, il me semble que dans les déménagement j’ai du perdre une ou deux chroniques. Ce n’est pas la mort du petit cheval et encore moins du chat.

Le nouveau Winnicott est bien mal en point, il n’a qu’un œil, et l’autre ne vois pas très bien. Donc il ne fera pas ami ami avec l’ordinateur….

Ce que je constate après toutes ces années, c’est qu’il est vraiment très compliqué d’écrire lorsque l’on a le nez dans le guidon. D’où le peu de chroniques….

Elles sont autant de petits flash d’un instant, à prendre comme ils viennent.

Janvier 2017

 

 

 

Salut,
 Je suis Winnicott. Le chat de la maison. Que mon honorable homonyme me pardonne, mais ce n’est pas moi qui ai choisi ce nom. J’écris cette chronique, chaque fois que j’en ai le temps. Mais je dois reconnaître, que l’accès des ordinateurs, n’est pas facile pour moi. Il faut que je ruse pour entrer dans le bureau, et Gilles, le mari de Christiane ne laisse pas souvent la place. Bref, si je n’écris pas souvent, c’est faute de temps et de liberté, veuillez me pardonner!

Winnicott

Winnicott deuxième du nom à laissé la place à Winnicott troisième du nom. Il est parti un jour et n’est plus revenu!

Winnicott trois est né en juin 2008, il est jeune et donc travaille avec les outils de son temps.

Peut-être que sa jeunesse lui donnera plus de courage pour écrire!

28 septembre 2002

Bonjour à tous, Winnicott c’est moi, avec tout le respect que je dois à mon célèbre homonyme, il semble que je sois bel et bien un chat transitionnel ! Mon histoire est un peu compliqué. En réalité je ne suis pas le vrai « Winnicott ». C’est à dire que je ne suis pas le chat qu’ils avaient appelé « Winnicott » , mon vrai nom ne regarde personne. En juin 2001, un bébé chat est arrivé au lieu de vie, en fait, c’était une fille. Ils n’ont pas hésité à l’appeler Winnicott. Ils sont parti en vacances et malgré une surveillance de voisinage, Winnicott (la première) est partie. Au retour les enfants étaient très déçus de ne pas la retrouver. Quelque temps plus tard, je me suis fait surprendre en train de voler à manger dans une maison située à l’autre bout de la ville. De braves gens croyant reconnaître l’autre (la fille) m’ont signalé aux enfants du lieu de vie. Ceux-ci m’ont immédiatement reconnu, et je me suis retrouvé affublé de ce nom quelque peu particulier. Nourri et logé, parfois un peu bousculé, je n’ai pas trop à me plaindre. Dans l’ensemble ça vas. Sur la photo c’est moi. Il me reste cependant une question, et de taille, comment ils ont pu confondre une petite chatte de quatre mois, avec un vieux matou miteux et pelé d’au moins deux ans. Enfin, ils sont content c’est le principale. Ma position dans la maison est intéressante. Je vois tout et j’entends tout. Je sais resté discret, mais je vais tout de même essayer de vous raconter ce qui se vie dans ma nouvelle demeure. J’espère qu’ils ne m’en voudront pas trop. Il y a pas mal de passage dans cette maison et j’ai parfois du mal à m’y retrouver. Il y a ceux qui sont là depuis déjà quelque temps : Jésus 7 ans œ , Maxime 8 ans, Evan 11ans (frère de Jésus) , Riad 13 ans, Nadège 18 ans (qui est parti fin Août, mais qui semble passer régulièrement). Puis est arrivée, début septembre, Gwendoline 17 ans. Et puis il y a ceux qui ne passe que quelques semaines (Accueil relais) Il y a eu Eddy, Djesun, Fayve, et Karim. Enfin il y a ceux qui passe dans un cadre un peu particulier, il y a Yohan qui viens 15 jours de temps en temps et il y a eu Benjamin qui n’est resté que 10 jours, le lieu de vie qu’il devait rejoindre était un peu inondé. A oui il ne faut pas oublier les enfants des accueillants : Perrine 15 ans, Lucie 14 ans et Jean-Baptiste 12 ans œ… Voilà tout ce petit monde arrive à vivre en à peu près bonne entente. Parfois c’est difficile, mais ce début d’année scolaire est plutôt encourageant. Dans les nouvelles, il me faut dire tout de même que Jésus à depuis peu un fauteuil roulant, la myopathie commence à le fatiguer sérieusement. Enfin pour ce qui est des adultes, ils sont content, ils ont enfin pu commencer l’analyse de la pratique avec un psy (Michel Faure) et je peux vous dire que deux heures tous les quinze jours ça ne me fait pas beaucoup de vacances à moi, et eux je crois bien qu’ils en voudraient un peu plus… Bien il est tard, je reviendrais le plus vite possible A bientôt

Winnicott …

Le 29 septembre 2002

J’en profite, ils sont tous partis pour un pique-nique …

Il n’y a que Gilles dans la maison.

Vous savez pas ce que j’ai entendu dire… Un soir qu’il regardait les informations? Il paraît que le gouvernement crée des centres fermés, un peu comme une fourrière pour chiens ou chats, un truc où on enferme ceux qui ne portent pas de collier! C’est curieux comme idée je trouve, et quand je dis curieux, c’est parce que depuis que je suis au Passage je surveille mon langage, à cause des enfants!

Regardez, moi par exemple, la vieille dame qui m’a chopé en train de piquer sa nourriture, elle aurait pu me mettre à la fourrière, j’y aurai perdu la vie et basta, ou je me serai sauvé et j’aurai continué dans l’errance! Elle a préféré me confondre avec cette Winnicott et m’envoyer dans une maison ou on s’occuperait de moi. Depuis je ne vole plus de nourriture (enfin presque plus, d’ailleurs ils n’ont qu’a pas décaler mes heures de repas, non mais!) .

Donc leur gouvernement il fait des fourrières pour gamins (ils ont pas encore pensé à les faire piquer si personne ne les réclame ?) . Peut-être même qu’il va trouver que les lieux de vie ça fait trop vie et pas assez fourrière. Il va peut-être leur demander de mettre des barreaux aux fenêtres et de fermer les portes à double tour… C’est pas que les gamins qui sont là sont des délinquants, mais faudrait pas être trop laxiste!

Enfin ce qui me rassure, c’est que j’ai pas l’impression que les adultes du lieu de vie soient bien d’accord avec ces nouvelles lois. Même qu’ils disent qu’on pourrait peut-être demander aux professionnels avant de pondre des lois pareilles ! Mais je me demande s’ils ne rêvent pas un peu, c’est vrai quoi, est-ce que quelqu’un a demandé aux chiens ou aux chats pour créer les fourrières…

Allez salut, ils reviennent tous, je sens que l’enfer va se déchaîner, je fiche le camp…

Winnicott

Le 4 octobre 2002

Juste une petite intervention, vite fait sur le gaz, ce matin au départ de l’école, j’ai croisé Riad. Il avait manifestement lu ma chronique, parce qu’il m’a demandé de vous dire qu’il était le plus intelligent et que surtout c’était lui qui me nourrissait…. Voilà qui est fait, maintenant je dois tout de même dire que s’il était le seul à me nourrir, je ne mangerait pas tous les jours ! Enfin une chose est certaine, c’est qu’il prépare sa page web, avec ses dessins, tracé à la souri (il m’énerve tous avec leur souri ! ) et ce que j’ai pu voir, m’a tout de même époustouflé! J’espère qu’il n’oubliera pas ce qu’il est entrain de faire, sinon vous profiterez de ses talents quand vous serez à la retraite….

Allez salut bien, faut que j’aille me recoucher.

Winnicott

Le 04 janvier 2003

Je vais finir par croire que, nous les chats, sommes plus intelligent que les humains!

Quand j’entends les éducs de la maison parler, j’en crois pas mes oreilles!

Au fait il y en a du nouveaux, deux stagiaires, charmantes, attentionnées et tout et tout (enfin surtout attentionnées avec les gamins, moi j’arrive toujours en dernier, mais je ne peut pas leur en vouloir 😉 ) c’est Fanny et Blandine.

Je disais donc que mes pauvres oreilles de chats frémissent d’horreur (j’exagère à peine). On leurs enseigne, dans leurs écoles) comment travailler comme de bons petits capitalistes. « Les éducateurs feraient mieux d’aller travailler avec les vieux, c’est là qu’il y a du fric à faire » je l’ai entendu raconter de mes propres oreilles… Mais où vas nous ?

Le problème est bien un problème institutionnel. Lorsqu’on crée une institution, un lieu de vie, une association, on crée autour d’un but, il y a une raison qui pousse à la création, est toute l’énergie de l’association, de l’institution est utilisée pour réaliser, atteindre ce but (rassurez-vous, je ne fait que répéter c e que j’entends) et puis au bout d’un certain temps, l’institution se met à fonctionner pour elle même. Le but n’est plus qu’un prétexte! Il faut que l’institution vive et petit à petit, on se tourne vers un fonctionnement « capitaliste » il faut trouver des fonds, et le but initial perd toutes valeurs. On arrive à des aberrations, des directeurs proposes de nouveaux modes de prise en charge non pas en partant des besoins sociaux, des besoins des jeunes, des enfants, mais en partant du principe de rentabilité. La question n’est plus : « De quoi ont besoins les jeunes que nous accueillons ou que nous risquons d’accueillir » mais « qu’est-ce qui sera le plus rentable en terme de prix de journée » . Que cela serve où pas, quelle importance, il est assez simple de justifier tout et n’importe quoi au niveau éducatif, pour peu que nous soyons innovant, et convainquant cela peut passer, et si ça ne passe pas on inventera autre chose…

Le danger pour les institutions est bien celui d’une croissance démesurée. L’ambition n’est pas toujours un moteur très performant! Lorsque l’on a un outil qui fonctionne bien, qui réponds à des besoins et qui y réponds bien, pourquoi en changer? Pour se faire plaisir, pour se faire mousser? Le jour ou l’outil utilisé ne réponds plus aux besoins du moment, ont le range au rayon des antiquités, et on en invente un autre en fonction des attentes (il bien sur préférables d’anticiper les besoins, mais pas de les créer…)

Bon allez j’arrête mon verbiage, je sent que je deviens sentencieux.

Bonne année à tous

Winnicott

12 octobre 2003

 

Je voulais écrire plus que cela. Mais il me faut bien reconnaître que la dernière fois que j’ai écrit cette chronique c’était en janvier.

Vous imaginez tout ce que j’ai vu et entendu depuis tous ces mois (dans le lieu de vie, ma vie privé ne vous regarde pas) ?

Entre les enfants qui sont venus passer six semaines d’accueil relais, celle qui est partie, celui qui va partir, ceux qui sont arrivés, ceux qui sont en attente …

Bref, ça brasse toujours autant.

Le groupe c’est drôlement rajeuni. Il y a des petits de 6 et 7 ans qui font que me courir après. À vrai dire, quand la petite de 6 ans est arrivé, il a fallut que je garde mon sérieux. Le sois disant professionnel avait tendance à être un peu gâteux. Depuis il s’est habitué, mais au début fallait le voir, il était au petit soin, il bêtifiait même un chouillat.

Aujourd’hui dans le lieu de vie il y a toujours, Jésus, Evan, Maxime (plus pour longtemps, il part en famille d’accueil pour la Toussaint), Riad, Nadege est en appartement, Gwendoline est restée 9 mois environ. Adeline est arrivée en août et Naïm fin septembre. A l’accueil relais sont passés : Emilie, de nouveau Djesun et Johanna. Nous avons accueilli le tout petit Cédric (4 ans) pour les fêtes de noël, c’était un dépannage d’urgence. J’avais omis de le dire avant, pardon à lui.

Ceci-dit, il semble que l’organisation est sur le point (enfin un terme tout de même lointain, lié au budget bien sûr) de changer. Karina la maîtresse de maison à quitté le lieu de vie, pour s’occuper de personnes âgées. La question de son remplacement était donc d’actualité. Et bien figurez-vous, qu’il envisage de n’en rien faire. Il semblerait, d’après ce que j’ai pu glaner de ci delà, qu’il préférerait embaucher un éducateur spécialisé ( Il pense lui faire faire les toilettes? ) et mettre tout le monde à la tâche pour le ménage! En tout cas ils en parlent tous. Mon très honorable homonyme aurait sans doute pu croiser un certain Gandhi, lui aussi mettait tout le monde au travail dans ses « écoles », les maîtres comme les élèves (faudrait pas qu’il me force à devenir végétarien, j’y vois pas beau. Enfin vu ce qu’ils mangent, je ne pense pas que ce soit pour demain!). Bref, je me dis que c’est peut-être pas plus mal. C’est vrai que l’éducatif passe par le partage des tâches, et que j’avais constaté que les enfants commençaient à laissé Karina faire le boulot.

On verra bien ce qu’ils feront…

Allez il est tard, je pars en chasse

a+ Winnicott

 

Le 15 mars 2006

Non mais je rêve…

La dernière fois que j’ai eu accès à l’ordinateur de « l’autre », c’était il y a trois ans !
Faut dire qu’il la surveille sa machine, il est moins regardant avec ma gamelle et avec mon intégrité. Savez-vous ce qu’ils ont osé me faire ? Si, ils ont osé, sous le fallacieux prétexte que je passais mon temps à me battre dans la rue avec mes chers voisins ( c’est vrai que j’ai failli y perdre un oreille), faire ça à Winnicott, on aura tout vu, enfin ce n’est plus qu’un mauvais souvenir pour moi! N’empêche que je m’inquiète quand à leurs principes éducatifs, si chaque fois que quelqu’un se bagarre, ils… enfin bref, ils semblent plus malin avec les enfants, heureusement!

Donc la dernière fois que j’ai pu m’exprimer, voir la chronique N°5  ils se demandaient s’ils allaient réembaucher une dame pour le ménage ou s’ils allaient prendre un autre éducateur, eh bien figurez-vous qu’ils ont eu les deux!

L’équipe à donc accueilli Fanny qui est éducatrice spécialisée, elle avait fait un stage long au lieu de vie, et manifestement, ils n’ont pas pu s’en passer, à moins que ce soit elle qui n’ait pas pu aller travailler ailleurs… Et ils ont accueilli Taous qui s’occupe du ménage avec patience et efficacité. La maison n’a jamais été aussi propre, et les enfants l’aime bien, à tel point qu’ils l’aident quand ils sont là, si si. Mais que ferait-il, si elle n’était pas là ? Je vous le demande ma brave dame !

Des tas de stagiaires sont passés au lieu de vie, la plus part mon laissé d’excellents souvenirs, un ou deux m’ont fait faire du soucis, le style à maîtriser les techniques éducatives, mais c’était bien tout ce qu’ils maîtrisaient… Trop occupés par la maîtrise du techniques, ils en oubliaient la rencontre!

Et les enfants… Ah! les enfants … Tous ceux qui étaient là au début son parti, d’autres sont venus et vont partir à leur tour dans quelques mois. Les accueils relais se succèdent… Certains semblent avoir planté leur tente au lieu de vie, ils sont sensés être partie, mais ils reviennent, enfin les grandes qui sont aujourd’hui majeurs. Les demandes d’accueils s’entassent au bureau, je les ai vu par la fenêtre… Il faut apprendre à dire non, parfois c’est pas trop difficile, d’autre fois c’est plus dur. Dire non, je vois bien qu’ils n’aiment pas ça, mais ont-il le choix ?

Au fait, avant de vous laisser, l’association « Le Passage » va s’agrandir, un second lieu de vie va voir le jour, c’est en bonne voie. Il s’appelle « L’étoile Filante », le passage en CROMSS est pour bientôt. mais c’est une autre histoire, avec d’autre personnes, pour un autre projet!

Bon il est tard, et puis c’est impossible de vous dire tout ce qui c’est passé en trois ans, j’espère simplement pouvoir vous écrire dans moins longtemps ;-)) J’ai quelque coup de gueule à pousser, et si je les garde pour moi, je risque l’ulcére.

A bientôt

Winnicott …

26 septembre 2006

Il me faut reprendre la plume… Enfin quand je dis la plume c’est parce que j’ai encore en bouche le goût suave du dernier zoziaux que j’ai gobé. Excusez moi, mais c’est dans ma nature, je n’y peux rien ! Donc j’ai repris le clavier, ça fait un moment que ça me démangeai, mais j’ai beaucoup hésité, le sujet est délicat, et je ne voudrais froisser personne. Je vais tourner autour du pot comme vous autres humains savez si bien faire! Le lieu de vie est en pleine ébullition ! interventions de pompiers, fugues, du coup je ne passe que tard le soir (ce qu’on me reproche d’ailleurs) mais tout cela est trop agité pour moi. Des enfants sont partis, d’autres sont arrivés, j’ai du mal à m’y retrouver! Bref! Avez-vous jeté un œil à l’album photo? Ils ont été en camp, dans un château. Les pauvres… ils sont si naïf qu’ils ont cru que la cohabitation avec des gens de la haute allait être possible. Ils croyaient encore que de bon chrétiens engagés avait un peu de cœur… Des vrais gosses ces éducateurs! On dirait qu’il n’ont aucune expérience, pourtant l’exclusion ils connaissent. J’ai suivi leurs conversations, c’était touchant. Naîf : ils louent un gîte dans un château, partagé par les propriétaires! Naïf : ils sautent de joie à leur arrivée, ils sont reçu avec le sourire, et ils pensent avoir à faire aux propriétaires, ce sont les gardiens des lieux ( charmants au demeurant). Naïf : Ils gobent le discours des vrais propriétaires, qui s’extasient devant le travail qui est fait. Qui dans un moment de lucidité, leur demandent même comment des enfants, comme ceux qu’ils accueillent, acceptent cette situation, eux si riches ( moralement et financièrement) et eux si pauvres! Et puis c’est le clash… Le 25 juillet… Une des ados, part en vrille… Il faut la contenir physiquement pour éviter un drame. La scène se déroule à l’extérieur. Les hôtes prennent le soleil et la vie réelle en pleine gueule. la violence est entrée dans leur monde aseptisé, où les seuls pauvres, les seuls « malheureux » qu’ils côtoient sont à la télé, où stigmatisés dans le Figaro, où la seule misère qu’il rencontre est celle de leur charité chrétienne, à l’aumônerie de l’hôpital ou dans les réunions feutrées de leurs mouvements cathos… Les malades de Lourde sont plus dociles que les gamins du lieu de vie et les miracles ne sont pas distribués de la même façon pour tous! Trop naïf mes éducs! Depuis le lieu de vie est interdit de séjour au « château », c’est vrai comment imposer une telle violence à des gens en vacances! Ces personnes ont d’ailleurs refusées touts dialogues, toutes explications! Et puis 1 mois plus tard une lettre fort courageuse est arrivé… Cette missive parle de violence, de leur impuissance face à ce qui ressemblait à un viol! Ils n’ont même pas pensé à appeler la police, les pompiers, pourtant ça aurait rendu service à mes éducs ! Si j’étais humains, je crois que je porterais plaintes pour non assistance à personne en danger… Il aura fallu un mois et demi pour que ces gens bien pensant réagissent. La honte! Il m’aura fallu à moi le chat, tout ce temps pour pouvoir écrire et dire ma peine et mon dégoût. Parfois je suis encore plus fier que d’habitude d’être un chat et pas un humain! L’exclusion n’est pas prête de disparaître. Les Hommes sont égoïstes, aveugles et fous. Que puis-je y faire, je vous le demande! Allez, je retourne à mes plumes, c’est dans ma nature!

Winnicott

12 février 2007

Mes pauvres amis, je n’ai même pas eu le loisir de vous souhaiter la bonne année. C’est sans doute un peu tard, mais qu’importe. Il faut dire que je suis particulièrement occupé depuis que j’ai charge de famille… Oui, je sais, je vous ai fait part il y a quelque temps de l’ignominieuse opération dont j’ai été la victime innocente. Eh bien figurez-vous, que soit l’opération ne fût pas une réussite totale, soit, comme chez les lézards, certaines parties de mon anatomie, ont le pouvoirs de se régénérer. Donc, en tout cas pour ce que j’en sais, je suis père d’un magnifique chaton. La mère et l’enfant ont élu domicile au lieu de vie et commence tout juste à s’installer. Mais assez de mes histoires de famille, je ne suis pas la pour ça. Je voulais vous parler de médiation. Fort joli mot que j’ai entendu pour la première fois au lieu de vie. C’est un mot qui me fait plus penser à la paix qu’à la guerre. Voici la définition que j’en ai trouvé sur wikipedia : La médiation fait partie des modes alternatifs de résolution des conflits. Elle se fonde sur l’art du langage pour permettre la création ou re-création de lien. Elle implique l’intervention d’un tiers neutre, impartial et indépendant, le médiateur, lequel est un intermédiaire dans les relations. Elle instrumente la qualité relationnelle et de communication. Il existe cependant des conceptions et des applications très différentes de la médiation. Celles-ci passent de la simple intervention pédagogique pour la transmission de savoirs, jusqu’à l’application dans tous les domaines des difficultés et blocages relationnels. La médiation permet la confrontation des différences avec un tiers facilitateur… belle chose donc que la médiation. Pourtant, parce que vous imaginez bien chers amis qu’il y a un pourtant, pourtant donc, je n’ai pas pu m’empêcher de pouffer d’un rire… comment dirais-je, ironique? moqueur, ou plus simplement affligé? Nous dirons d’un rire de matou se moquant gentiment de la fatuité humaine. La médiation, ils en ont plein la bouche, que ce soit les diplomates qui ne médiatisent pas toujours avec talent, il n’y a qu’a voir le nombre de guerres filles de la médiation, que ce soit le politiques qui médiatisent à tout va en nous créant des CEF à encadrement militaire, et jusqu’au travailleur sociaux qui font de la médiation un cheval de bataille qu’ils ont parfois du mal à maîtriser. Et je ne vous parlerai pas ici de la médiation affligeant et dangereuse de « Pascal le grand frère » qui sévi sur la chaîne des marchands de cerveau disponible… Là ou j’ai beaucoup rit, c’est avec la vague de médiation chez les psys, dans les CATTP, les unités pour adolescents, etc… La médiation se mange à toutes les sauces. Ce qui avant, était qualifié modestement, mais fort justement d’activité, est maintenant pompeusement appelé médiation. Nous avons donc en vrac, la médiation sensations, la médiation kebab, la médiation bowling, la médiation supermarché, j’en passe et des meilleurs. La médiation sensations, par exemple, me fait fortement penser à ces menus pompeux qui sous l’appellation « le prince des mers dans son jus de Provence » vous sert une malheureuse sardine à l’huile. La médiation sensations auquel participe tous les mercredis un enfant du passage, n’est autre qu’une après-midi pâtisserie. C’est vrai que dire, je vais à ma médiation sensation au CATTP fait mieux que de dire la psy me fait faire des gâteaux tous les mercredis après-midi, l’expression en devient sans-doute plus thérapeutiquess, plus soignante. Il y a quelque chose de plus professionnel dans cette façon de présenter un atelier pâtisserie… Pour ce qui est de la médiation kebab, cela permet aux infirmiers psy de faire passer le restaurant sur le compte des soins. Il est a noter qu’un kébab fait certainement moins de mal à la santé qu’une généreuse poignée de valium, xanax, prosac et autres risperdal ( autant de marques déposés). Peut-être que si le mot médiation restait sagement dans l’ombre des échanges entre professionnels, la pompeuse médiation kebab, redeviendrait une sortie sympa en dehors des murs de l’hôpital, elle pourrait alors, redevenir une véritable médiation. Parlerons-nous de la médiation bowling… Est-ce que cela en vaut la peine? Simplement pour dire peut-être que, l’usage immodéré de certain mots, en gargarisme peuvent cacher parfois un réel manque de diplomatie, pour le moins. Je vous en dirais peut-être plus un jour. Pour le moment croyiez moi sur parole, le blabla ne remplacera jamais le plus élémentaire bon sens. Si jamais ceux qui sont concerné par cette médiation bowling me lisent, qu’ils réfléchissent quelques instant à ce qu’il font vivre à ceux dont ils ont la charge. Un peu de bon sens, moins de bon mots. La médiation n’aura plus besoin d’être nommée, puisqu’elle existera de fait. Bon sur ce, je vais faire une médiation dodo ;-))